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Nouvelles photos, sortie BO, reports : le point sur Kaamelott – Premier volet d’Alexandre Astier

Alors qu’une dizaine de photos du film ont fuité sur le net le 12 novembre dernier, les passionnés de culture populaire que nous sommes ne pouvaient passer à côté d’un petit point info/attentes sur Kaamelott – Premier volet, l’ambitieux film d’aventure d’Alexandre Astier faisant suite à la série culte du même nom (2005-2009).

22 janvier : un intriguant premier teaser

Certains ou certaines d’entre vous commencent peut-être à perdre la notion du temps, mais rappelons-nous que les premières images du film nous ont été proposées il y a de cela neuf mois ! Une série de courts fragments qui ne dévoilaient finalement rien de l’histoire, si ce n’est la présence de quelques uns des protagonistes incontournables de la série : Lionnel Astier en Léodagan, Jean-Chirstophe Hembert en Karadoc, Franck Pitiot en Perceval, Joëlle Sevilla en Dame Séli, Antoine de Caunes en Dagonet, ou bien encore Alain Chabat en l’excellentissime duc d’Aquitaine. À noter également les apparitions de nouveaux venus, comme Clovis Cornillac, Jehnny Beth, Guillaume Gallienne, et même… Sting !

Malgré son relatif « hermétisme », ce teaser nous laissait une impression assez positive, dans la mesure où tous ces plans témoignaient d’un véritable soin apporté à la photographie, et quelques uns d’entre eux suggéraient même la possibilité d’un grand spectacle  d’aventure (probablement en scope), ambition trop rare en France pour être  mise de côté dans notre courte appréciation. Autrement dit, ce court teaser résumait d’une certaine manière toute la démarche d’Astier, en ne révélant absolument rien de l’intrigue du film. Soit l’antithèse du fan-service, craint par des nombreux spectateurs, et que le réalisateur semblait alors (déjà) laisser de côté.

Le même jour, Astier annonçait sur son compte Twitter que la sortie du film, alors prévue pour le 29 janvier 2020, était repoussée de deux mois en raison de la pandémie. Une nouvelle date de sortie qui, au mois de mai, sera encore repoussée au 25 novembre par le distributeur SND, suite aux différentes mesures sanitaires alors en vigueur.

Mercredi 26 août : l’entretien d’Alexandre Astier à Première

Dans cet entretien paru dans le numéro 510 du magazine Première, Astier faisait état de quelques unes de ses intentions concernant son film tant attendu. Premièrement : une prise en compte de la pause de dix ans survenue entre l’arrêt de la série et l’écriture du long-métrage dans l’histoire même de celui-ci. Autrement dit, dans le film, Arthur revient à Kaamelott dix ans après les événements survenus à la fin de la sixième saison de la série. Deuxièmement : un refus de dévoiler l’intrigue du film, afin que ce dernier, à la manière d’un jeu de rôle, garde toutes ses surprises à celui ou celle qui choisira de « jouer le jeu ». Troisièmement : le souci de rendre le film accessible à tous, y compris à ceux ou celles qui n’auraient pas vu la série. Kaamelott – Premier volet sera donc avant tout le récit d’un roi de retour dans son royaume, avant même d’être une suite à la série. Quatrièmement : le film brassera différents genres, de la comédie à la dark fantasy, en passant bien évidemment par l’aventure. Enfin, le réalisateur s’attardait sur l’importance des couleurs du film, qui apparemment seront utilisées comme de véritables signifiants dramaturgiques. 

Le bilan à tirer de tout cela : une marque d’intelligence dans l’écriture du projet, un souci de démocratisation de l’univers dans lequel il s’inscrit, une volonté de garantir à son public la meilleure expérience possible en ne révélant rien de l’intrigue, l’invocation de genre traditionnellement reniés par le cinéma français, et enfin une considération de la mise en scène semblable à celle que pourrait avoir un plasticien. On ne va pas se mentir : l’attente était alors très grande, et notre confiance globalement acquise à la cause d’Astier.

2 octobre : une bande originale qui a vraiment l’air d’envoyer du lourd

Alexandre Astier annonce le 2 octobre sur les réseaux sociaux que la sortie de la bande originale du film, qu’il a composée et orchestrée lui-même, est prévue pour le 27 novembre prochain, chez Deutsche Grammaphon. Trente-quatre titres, de musique orchestrale, enregistrés par l’Orchestre national de Lyon dirigé par Frank Strobel, le tout pour un film français se réclamant du genre de l’aventure : soyons clairs, nous n’avions pas vu ça depuis belle lurette. En prime, le réalisateur nous offrait un teaser comportant un extrait du morceau « Désenchevêtrement », dont les différentes pistes et idées laissaient déjà présager du meilleur.

19 octobre : nouveau report 

Une nouvelle douche froide, malheureusement prévisible : le 19 octobre dernier, Alexandre Astier et SND annoncent sur les réseaux sociaux que la sortie du film est repoussée à une date ultérieure non spécifiée, au vu du couvre-feu parisien annoncé cinq jours plus tôt. Bien leur en a pris, le pays étant aujourd’hui confiné et privé de salles de cinéma pour encore quelques semaines, si ce n’est quelques mois.

12 novembre : on aura quand même la BO, et en plus il y a des photos ! 

Le 12 novembre dernier, Alexandre Astier confirme que la sortie de la BO du film est maintenue pour le 27 novembre. Les supports physiques qui nous serons proposés sont, avouons-le, de toute beauté, notamment ce coffret collector contenant notamment une partition manuscrite d’Alexandre Astier pour piano d’ « Arthur à la Tour », ainsi qu’un vinyle transparent du documentaire audio sur l’enregistrement de la bande originale. Bref, nous devons prendre notre mal en patience, mais on peut dire qu’en attendant, il nous met bien, Alexandre.

Le même jour, à la suite d’une erreur, plusieurs photos du film sont publiées dans un média suisse. Certaines d’entre elles étaient déjà visibles dans le numéro de Première évoqué plus haut, d’autres sont tout bonnement inédites. Tantôt du scope, tantôt de probables photos de tournages, on vous laisse parcourir le petit diaporama concocté par Allocine afin de rincer vos petits yeux de confinés. 

Comme à notre habitude, nous espérons que ce genre de projet secouera, à son tour, le cocotier d’un cinéma français globalement hostile à la culture populaire et à ses genres les plus représentatifs. La série Kaamelott était déjà un phénomène culturel à part entière qui, en choisissant de délester (malgré eux) les chevaliers de la table ronde de la noblesse qui était la leur jusqu’alors, a apporté sa magnifique pierre à l’imposant édifice du canon arthurien. De même, en ce qui concerne plus globalement l’oeuvre d’Astier, citons les réussites qu’étaient Astérix : le Domaine des dieux (2014) et Astérix : le Secret de la potion magique (2018), incontestablement les deux meilleures occurrences cinématographiques des aventures de l’irréductible gaulois depuis le Mission Cléopâtre (2002) d’Alain Chabat. Aussi soutenons du mieux que nous pouvons cet artiste complet, érudit et passionné, dont le talent et la singularité nous sont ô combien précieux.

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